Rouen. Veragrow, la jeune start-up qui mise sur le ver de terre

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“On dit que le ver de terre est le premier agriculteur du sol, et c’est vrai !”, lance Alexandre Bocage, l’un des fondateurs de Veragrow à Rouen. Avec son associé Théo Saint-Martin, le jeune ingénieur diplômé du Cesi s’est intéressé de près au lombricompostage. La pratique n’est pas nouvelle : elle consiste à nourrir des vers de terre de déchets organiques, puis à récupérer les déjections qui constituent un engrais 100 % naturel. “Cet engrais contient des bio-hormones, ou une certaine diversité d’enzymes, qui vont accompagner la plante durant toute sa vie.” La graine va lever plus vite, se développer plus rapidement, et la plante sera plus résistante aux maladies ou à la sécheresse. Là où Veragrow innove, c’est dans l’automatisation du système de lombricompostage, jusqu’à maintenant assez fastidieux. Des machines, déjà utilisées à l’étranger, n’étaient pas encore exploitées en France. Les associés les ont importées et améliorées. Des systèmes de convoyage permettent de limiter au maximum l’intervention humaine. “On nourrit automatiquement les vers de terre, on récolte leurs déjections automatiquement et, ce, toute l’année”, explique Alexandre Bocage. Deux machines de ce type ont été installées dans leur usine de Val-de-Reuil (Eure). Les paramètres de vie des vers de terre y sont contrôlés et leur reproduction optimisée. Depuis février 2020, 60 tonnes de lombricompost ont ainsi été produites et commercialisées par Veragrow, vers des professionnels et des particuliers. L’objectif est désormais de proposer cette solution automatique avec des machines, directement aux agriculteurs, en assurant l’installation et la maintenance. “On voudrait disposer ces machines partout où il y a des biodéchets et permettre localement d’utiliser ce qui en découle”, conformément aux principes de l’économie circulaire.

Des brevets au printemps

En parallèle, Veragrow travaille à la mise au point de deux nouveaux produits liquides, qui utilisent les propriétés du lombricompost. “Ils sont basés sur la flore intestinale du ver de terre que l’on va biochimiquement extraire et concentrer.” L’un des produits, un biostimulant, permet d’améliorer l’efficacité d’un engrais. L’autre, une solution d’enrobage appliquée sur la graine, lui permet de germer plus rapidement. La start-up est en phase de test. Les brevets et la commercialisation pourraient intervenir dès le printemps 2021. L’entreprise fait d’ailleurs appel aux citoyens via un financement participatif sur la plateforme Mimosa. Les trois associés espèrent créer trois emplois dès 2021 et jusqu’à 17 d’ici 2025.

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